Victime de vol de sa boîte à bijoux d’une valeur de plus de 10 millions : La dame N.S solde ses comptes avec les présumés acolytes de sa domestique mineure –
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Victime de vol de sa boîte à bijoux d’une valeur de plus de 10 millions : La dame N.S solde ses comptes avec les présumés acolytes de sa domestique mineure

La grande sœur utérine de la domestique mineure N.N, Soxna Guèye, le petit ami de cette dernière Abou Faye, les deux bijoutiers Yaya Mamadou Kâ, et Alpha Ndiaye ont été attraits ce vendredi devant le tribunal des flagrants délits de Dakar, pour des faits de complicité de vol avec effraction et de recel au préjudice de la dame N.S.

En attendant qu’ils soient fixés sur leur sort le 19 décembre prochain, les quatre prévenus risquent des peines d’emprisonnement ferme d’un an et de six mois.

En effet, à la veille du Magal de Touba 2017, la domestique N.N âgée de 17 ans, a profité du voyage de sa patronne N. Samba partie en France, pour défoncer la porte de son armoire et faire main basse sur sa boîte à bijoux.

Ainsi, avec la complicité de sa sœur utérine Soxna Guèye et le petit ami de cette dernière, Abou Faye, les bijoux seront écoulés auprès des bijoutiers Y. M. Ka et A. Ndiaye.

C’est ainsi que de retour de son voyage le 1er décembre dernier, la dame N. Samba qui avait confié les clés de sa chambre à sa domestique, va faire appel à un menuisier pour pouvoir accéder dans sa chambre. Parce qu’après avoir commis son larcin, la jeune N.N a déserté le domicile et, est restée injoignable sur son numéro de téléphone habituel.

Et à sa grande surprise, elle va constater que la porte de son armoire a été défoncée et que sa boîte à bijoux a disparu.

Après avoir réussi à la joindre sur le numéro de téléphone de sa mère, N. N confie à sa patronne avoir commis son forfait sur instigation de sa sœur utérine, Soxna Guèye et du petit ami de cette dernière, Abou Faye.

Et le 4 décembre, la dame N. Samba va déposer sa plainte contre les deux sœurs utérines.

Devant les enquêteurs, N.N reconnait les faits, et explique avoir reçu la somme de 100 mille francs Cfa après la vente des bijoux. Une somme qui lui permis de se payer des habits pour partir au Magal.
Soxna Guèye, quant à elle, soutient avoir vendu les bijoux sur demande de sa petite sœur. A cet effet, elle a fait recours à son petit ami Abou Faye qui les a conduites auprès des bijoutiers A. Ndiaye et Y. M. Wone.

Le premier nommé a acheté parmi les bijoux, deux bagues en or au prix de 70 mille francs. Et le second a reçu le reste des bijoux au prix de 480 mille francs.

Interpelés à leur tour, Abou Faye et les deux bijoutiers confirment les déclarations de Soxna Guèye, tout en soutenant avoir ignoré l’origine frauduleuse des bijoux.

Devant la barre du tribunal ce vendredi, pour les chefs d’accusation de complicité de vol au préjudice de l’employeur et recel, Soxna Guèye, Abou Faye, Yaya Mamadou Wone et Alpha Ndiaye réitèrent leurs déclarations.

Quant à la domestique, elle sera jugée par le tribunal pour enfants.

Et Soxna Guèye qui tente de diminuer sa responsabilité dans le déroulement des lfaits, déclare que la partie civile devait un arriéré de salaire à sa petite sœur, raison pour laquelle elle a demandé à cette dernière de voler ses bijoux.

Des propos qui ont mis dans tous ses états la partie civile, qui a opposé à la prévenue, que sa petite sœur avait l’habitude de voler ses biens sur son instigation. Même si c’est la première fois qu’elle les a traduites en justice.

L’avocat de la partie civile a réclamé 12 millions de francs Cfa pour toutes causes et préjudices confondus. Selon sa cliente, la boîte contenait divers bijoux en or, dont certains sertis de perles et de diamants, d’une valeur de plus de 10 millions de nos francs.

« Et suite à sa plainte, les enquêteurs qui se sont déplacés auprès de l’atelier du bijoutier Y. M. Wane n’ont pu retrouver chez lui, qu’une bague, un ensemble collier-bracelet- boucles d’oreille, ainsi qu’une chaîne et son pendentif.  Et seuls ces articles susnommés, lui ont été restitués », a-t-elle souligné.

Dans son réquisitoire, le parquet a requis deux ans d’emprisonnement, dont un an ferme contre Soxna Guèye et son amant Abou Faye, pour complicité de vol avec effraction au préjudice de l’employeur.
Et un an d’emprisonnement, dont six mois ferme contre les bijoutiers, Y. M. Wane et A. Ndiaye pour recel.

Quant aux avocats des présumés receleurs, ils ont plaidé la relaxe. Selon les robes noires en matière de recel, le vil prix à lui seul, ne suffit pas pour caractériser l’infraction. Du moment, que disent-ils, on est dans le secteur informel. Et le prix obéit le plus souvent au besoin du vendeur.

Les conseils de Soxna Guèye et de son petit ami ont par ailleurs plaidé pour une application bienveillante de la loi.

Au terme des plaidoiries, le tribunal a fixé le délibéré jusqu’au 19 décembre prochain.

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