Thiaroye Sam: Des gangsters armés agressent des policiers et dictent leur loi –
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Thiaroye Sam: Des gangsters armés agressent des policiers et dictent leur loi

De violentes scènes d’agression, de pillage et d’affrontements entre des policiers et de redoutables brigands ont été signalées, hier, en plein jour, dans les ruelles du quartier Aïnoumady de Thiaroye Sam-Sam. Les malfaiteurs manifestaient pour venger la mort de leur compagnon S. S, alias Pape Laye Sarr, qui a rendu l’âme, suite à des brûlures sur tout le corps, durant son interrogatoire au commissariat de police de l’arrondissement de Thiaroye.

La mort tragique du supposé agresseur doublé de voleur de bétail nommé S. S, dit Pape Sarr ou Laye Sarr, a déclenché, hier, une véritable vendetta de la part de ses compagnons, armés jusqu’aux dents, contre des habitants ciblés du quartier Aïnoumady de Thiaroye Sam-Sam et contre les forces de sécurité publique des commissariats de police de la banlieue dakaroise, qui ont mutualisé leurs forces pour faire face aux assauts répétés des gangsters. Ces derniers jouaient au chat et à la souris avec les limiers, qui étaient en tenue de combat et munis de lance-fumigènes et de grenades lacrymogènes.

A notre arrivée, le dispositif de dissuasion et de répression de la police était visible par endroits dans les ruelles du quartier et attirait l’attention de tout passant. L’on pouvait apercevoir des fourgonnettes du commissariat de Guinaw-rails, de Pikine, de Sicap Mbao et du Groupement mobile d’intervention (Gmi), qui étaient postés à des points stratégiques de la zone. Il y avait également des éléments du Gmi, qui étaient venus aussi en renfort à leurs collègues des commissariats. Sans compter des limiers opérant en civil, qui s’activaient par infiltration dans les masses populaires et des groupes de malfrats. Mais, l’image la plus captivante est celle des agents de police de Sicap Mbao, qui avaient garé leur pick-up devant une maison, y montant la garde pour éviter que les brigands reviennent à la charge contre les occupants de la concession, qu’ils soupçonnaient d’avoir «vendu» leur défunt camarade de gang aux flics de commissariat.

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