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La tante maternelle de « Bébé Joola » en a marre : « Nous n’accepterons plus qu’elle soit interviewée sans… »

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Sa maman, Mariama Faye, alors enceinte d’elle est la seule femme rescapée de la tragédie du 26 septembre 2002. A sa naissance, trois mois après le naufrage du bateau « Le Joola », Rokhaya Diouf  est auréolée du statut « Bébé Joola » et devient le chouchou des médias nationaux et internationaux à chaque anniversaire du drame. Mais malgré son statut et sa triste célébrité, elle et sa maman vive dans la plus morose des précarités. Sa tante maternelle et tutrice, Amy Faye a décidé de mettre un terme à la comédie des autorités autour du pseudo de sa nièce. Désormais, elle n’acceptera plus que « Bébé Joola » soit interviewée ou approchée par un quelconque média sans que celui-ci ne passe d’bord à la caisse.

​Nos confrères de L’Observateur qui se sont rendus jusqu’au village de Yenne, pour interviewée la jeune fille de 14 ans, l’ont appris à leurs dépens. « J’ai bien compris l’objet de votre visite, mais je suis au regret de vous dire que nous ne pouvons y accéder. A moins que ce ne soit gagnant-gagnant », jette Amy Faye à la figure des reporters du journal.
Elle s’explique : « Depuis des années, les médias exploitent Bébé Joola sans pour autant qu’elle en ressente les retombées. Même les médias occidentaux sont venus l’interviewer, elle et sa mère. Cela fait 14 ans qu’elle est née et jamais personne, hormis sa famille n’a rien fait pour elle. Ni l’Etat, encore moins une bonne volonté. Nous nous débrouillons seuls pour subvenir à ses besoins. Je fais tout pour elle, car sa maman est démunie. Vous avez vu dans quelles conditions elles vivent. Elles sont dans le dénuement total malgré leur célébrité ».
La tante maternelle de « Bébé Joola » en a marre. « Chaque année, c’est la même chanson. C’est pour cela que, dorénavant, j’ai décidé qu’il faudra faire un geste en sa faveur avant de l’interviewer. Il faut qu’elle et sa famille profitent des retombées de ses sorties médiatiques. Nous n’accepterons plus qu’elle soit exploitée sans rien en retour », lâche-t-elle.

PressAfrik

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