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Des sangsues au pinacle de la DGID

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Partie 1 :1 : Les ATD pour camoufler la déprédation des ressources publiques

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Plus le temps passe, plus les gens se rendent compte que les hauts fonctionnaires perchés à la tête de la direction des impôts et domaines s’enlise dans des manœuvres frauduleuses. Cela à un moment où les hommes d’affaire Sénégalais ont du mal à sortir la tête de l’eau. Comment émerger dans un pays où les fonctionnaires milliardaires sont plus nombreux que les investisseurs nationaux ? L’origine de leur fortune provient pour l’essentiel de la prévarication des ressources publiques. Pourtant, ils ne se gênent point de vendre des beaux discours au président de la république même si dans les faits ils se comportent comme ses pires ennemis. Aider le chef suprême de la nation reviendrait à accomplir avec probité ses directives.

Mais ce qu’on constate à la DGID (Direction Générale des Impôts et Domaines) est tout autre. Pour ferrer le président de la république, les responsables de la direction des impôts et domaines attendent la fin de l’année pour servir à tout va des Avis à Tiers Détenteurs (ATD) aux privés Sénégalais menaçant ainsi du coup de saisir l’argent planqué dans leurs comptes bancaires. Au lieu de les aider à alléger leurs dettes fiscales, les responsables des impôts préfèrent les asphyxier pour recouvrer leurs fonds. Pendant ce temps, les inspecteurs des impôts et domaines, qui descendent sur le terrain des mois durant, voient leurs travaux être rangés dans les tiroirs de leurs supérieurs hierarchiques. Ces derniers au lieu de chercher à recouvrer les sommes indiquées et renflouer les caisses du trésor public, cherchent leur part du gâteau.

Ainsi, si une entreprise X doit 3 milliards de FCFA à l’Etat après bien sûr vérification des inspecteurs des impôts et domaines, les plus hauts responsables de la DGID se retournent pour demander au responsable de cette entreprise de payer 1 milliard de FCFA et seule la moitié de cette somme est reversée dans les caisses de l’Etat. C’est par ce procédé mafieux qu’ils se sont tous, autant qu’ils sont, enrichis. Pendant ce temps, l’Etat du Sénégal peine à mobiliser les fonds requis pour financer ses projets. Les exemples de ce genre font floraison et des preuves à l’appui sont disponibles. C’est ce qui explique en grande partie le gap noté au niveau de la DGID qui s’élève actuellement à 100 milliards de FCFA même s’ils essaient de circonvenir l’opinion en déclarant qu’il tourne autour de 84 milliards de FCFA. Pour combler ce déficit, dû à leurs actes de banditisme d’Etat, ils sont obligés donc de recourir aux ATD pour ne pas voir le feu être au rouge.

Ces pratiques répréhensibles notées à la DGID sont en train de fragiliser sérieusement les finances publiques car les recettes fiscales et douanières sont les principales sources de revenu de l’Etat. Au lieu de donner des bases plus solides à notre économie, les dirigeants de la DGID s’attellent à faire émerger une race de hauts fonctionnaires aveuglés par l’enrichissement illicite. L’impact insignifiant de la croissance économique sur le panier de la ménagère s’explique par cette mauvaise gouvernance chronique notée à la DGID.

Partie 1 : 2 : Le scandale des Fausses quittances étouffé

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Dans un passé récent, le scandale des fausses quittances eut été étouffé dans l’œuf par ces criminels en col blanc. Certains agents des impôts et domaines établis au niveau du recouvrement, en complicité avec leurs supérieurs hiérarchiques, délivrèrent de fausses quittances aux opérateurs économiques. L’agence des impôts et domaines de Ngor/Almadies eut vibré à cause de cette sordide affaire de fausses quittances. Les responsables de la direction des contrôles internes des impôts et domaines eurent découvert ce micmac lors de leurs audits de routine. Une demande d’explication eut été servie à ces agents véreux et vu qu’il n’eut aucun argument valable qui leur permit de légitimer ces forfaitures, ils eurent tous reçu une mise à pied de 6 mois. De peur d’être radié, ils se rebiffèrent et menacèrent leurs patrons c’est-à-dire ceux qui dirigent la DGID. Ils versèrent dans le chantage en menaçant d’étaler sur la place publique toutes les opérations opaques en cours au sein de cette direction.

C’est ainsi qu’ils durent être mutés au ministère des finances mais le DAGE eut opposé un niet catégorique. Pour enterrer cette rocambolesque affaire de vol des ressources publiques, ils eurent tous été affectés dans d’autres centres de recouvrement. En clair, ces agents qui eurent été pris en flagrant délit de détournement de denier public continuent de servir ou plus tôt de desservir l’Etat. Mais si on en est arrivé à ce postulat, c’est parce que ceux qui les chapeautent n’ont pas les mains propres et par conséquent ne peuvent rien contre eux. A y voir de plus près, on a l’impression que la prévarication des ressources publiques par de hauts commis de l’Etat est dorénavant institutionnalisée.

Partie 1 :3 : Le recrutement clientéliste paralyse les performances de la DGID

Cette mauvaise gestion des ressources nationales a entrainé un accroissement des inégalités avec d’une part une poignée de hauts fonctionnaires riches comme crésus et de l’autre une masse prise dans cet engrenage vicieux. A cela, il faut ajouter la mauvaise gestion du personnel au sein de cette direction. Ceci constitue une bombe à retardement dans la mesure où elle commence à faire ses effets car on note au fil du temps une baisse des recettes fiscales. La compétence et la rationalité qui doivent être les critères qui permettent de sélectionner les agents de la fonction publique sont désormais remplacés par la partisanerie. En effet, désormais à la DGID les recrutements se font sur la base de l’appartenance familiale, politique voire ethnique. Pour preuve à l’agence des impôts et domaines de Bourguiba, certains agents avant de venir au sein de cette structure vendaient des cafés ‘’Touba.’’ Ce recrutement clientéliste déteint forcement sur les performances de cette boite.

Le capital humain est un facteur non négligeable pour faire de l’émergence une réalité. Des jeunes maitrisards pullulent dans les rues de Dakar à la recherche de leur premier emploi. Les concours organisés par l’ENAM auraient non seulement permis de résorber cette masse d’intellectuels mais aussi de fournir à l’économie une main d’œuvre bien formée qui pourra accomplir avec efficacité et efficience les missions qui lui sont assignées. Malheureusement, à la DGID les recrutements massifs notés ces derniers desservent plus qu’ils ne servent l’institution.

En clair, la mauvaise gestion de la Direction Générale des Impôts et Domaines a fini par entraver la bonne marche de l’économie Sénégalaise. Actuellement le circuit financier s’est drastiquement asséché si bien que le vocable le plus courant actuellement est le terme ‘’Deuk bi dafa Macky’’, comme pour que le pays va de mal en pis. Le président de la république devra nécessairement apporter les correctifs idoines au sein de cette direction s’il ne veut pas être emporté par la furie populaire en 2019. Ces Directeurs généraux et de service ne travaillent que pour leur propre compte et ils seront les premiers à changer de camp si le pouvoir passe aux mains d’une autre personne. Un homme averti en vaut mille.

J.F.Guillabert

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