Les proches de Tanor Dieng répliquent: «s’il y a quelqu’un qui doit être audité, c’est bien Macky Sall»

Ils sont dans la même coalition présidentielle, ils «ont gagné ensemble et gouvernent ensemble», mais ils ne se font plus de cadeau. Les apéristes et les socialistes sont à couteaux tirés.

Réponse du berger à la bergère ou réponse du socialiste à l’alliés apériste, c’est selon. Mais en tout état de cause, Antoine Tine, le secrétaire général de la Convergence socialiste affirme que s’il y a quelqu’un qui doit être audité, c’est bien Macky Sall. «Si ce jeune Pape Gorgui Ndong persiste, nous lui disons que s’il y a quelqu’un qui doit être audité, c’est bien Macky Sall qui a passé huit ans avec le régime prévaricateur de Me Wade», martèle le patron de la Convergence socialiste. La structure dirigée par le Docteur Antoine Tine répond ainsi au ministre de la Jeunesse Pape Gorgui Ndong qui a demandé l’audition dans le cadre de la traque des biens mal acquis de Ousmane Tanor Dieng, le secrétaire général du Ps et président du Hcct.

Antoine Tine affirme que la Convergence socialiste a été «ahurie, meurtrie et estomaquée» d’entendre le ministre de la Jeunesse Pape Gorgui Ndong affirmer que le secrétaire général du Parti socialiste, Ousmane Tanor Dieng, doit être audité dans le cadre de la traque des biens mal acquis. «Une déclaration que nous trouvons d’autant plus saugrenue et mal venue que Ousmane Tanor Dieng est un allié fidèle et loyal à qui on ne peut rien reprocher», fulmine encore ce responsable. Antoine Tine qui a remplacé Barthélémy Dias à la tête de cette structure, ajoute que c’est le lieu de demander ici aux autorités de l’Apr de recadrer certains de leurs jeunes qui font montre de carences politiques inacceptables qui risquent de mettre en péril notre compagnonnage dans Benno Bokk Yaakaar.

Ce proche du secrétaire général du Ps rappelle au ministre de la Jeunesse Pape Gorgui Ndong qu’il a «d’autres chats à fouetter» que de s’attaquer à notre secrétaire général qui est loin d’être son alter ego, selon lui. «Ceci est une mise en garde et à sa prochaine bêtise il nous trouvera sur son chemin», menace-t-il. «La solidarité, la loyauté, l’amitié dans un régime politique, c’est dans la réciprocité. Il nous est souvent signalé partout à travers nos bases des comportements désobligeants, inadmissibles, nous fermons souvent les yeux mais quand ça atteint un certain niveau symbolique, laisser passer c’est ne pas se respecter. C’est être même déloyal pour ne pas dire lâche et je ne veux pas être un lâche», avait réagi le député Abdoulaye Wilane, porte-parole du Ps.

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