Selon la presse locale, le ministère de l’intérieur a diffusé une circulaire à ses agents chargés des commerces dans les villes leur enjoignant de ne plus autoriser la confection et la commercialisation de burqas à compter de cette semaine. Aucune annonce officielle ou communication publique sur le sujet n’a cependant été faite par ce ministère.
Pour se justifier, les autorités marocaines mettent en avant des raisons de sécurité, pour interdire la fabrication et la vente de burqas, voile intégral musulman à l’afghane, rarement porté par des femmes au Maroc.

« Des sanctions en cas de non-respect de cette décision »

À Casablanca, capitale économique du Maroc, Médias 24 affirme que « des commerçants de vêtements ont été appelés, lundi 9 janvier, à arrêter la fabrication et la commercialisation de la burqa ». « Des sanctions, dont la saisie des marchandises, seront appliquées en cas de non-respect de cette décision.

À Casablanca toujours, le site 360, qui publie deux articles sur ce sujet, rapporte qu’ »un caïd (un agent d’autorité) (a) fait le tour des fabricants de burqas pour les sommer de cesser leur activité ». Interrogé, « un responsable de haut rang au ministère de l’Intérieur » déclare : « Nous avons pris la mesure d’interdire totalement l’importation, la fabrication et la commercialisation de ce vêtement dans toutes les villes et localités du royaume. »

Pour la députée et ancienne ministre du développement social, de la famille et de la solidarité Nouzha Skalli, l’interdiction de la vente de la burqa est au contraire « un pas important dans le combat contre l’extrémisme religieux ». Le Conseil supérieur des oulémas, une instance officielle chargée d’appuyer la politique religieuse musulmane du pays, ne s’est à ce jour jamais prononcé sur la question de l’interdiction du voile intégral.

Nous attendons donc la confirmation ou l’infirmation des autorités marocaines dans les jours à venir.