Limogeage de Thierno Alassane Sall pour insubordination : Qu’en sera-t-il du «cas Aliou Sall» ?

Limogeage de Thierno Alassane Sall pour insubordination : Qu’en sera-t-il du «cas Aliou Sall» ?

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Le limoge du ministre Thierno Alassane Sall est dans toutes les lèvres depuis, mardi dernier. Son seul tort c’est de ramer à contre courant dit-on, contre le chef de l’Etat. Pourtant, bien avant, cette affaire, le frère consanguin du chef de l’Etat, Aliou Sall a publiquement défié le patron de l’Apr et de Benno Bokk Yaakar, sans que la plus petite sanction ne lui soit infligée. Ce qui montre que la République marche à deux vitesses. Aliou Sall est un véritable cas pour la république sous Macky Sall. Ainsi, Si Wade avait son Karim, Macky à son Aliou. C’est le Sénégal émergent !

Thierno Alassane Sall n’est plus ministre de l’Energie et du Développement durable. Il a été démis de ses fonctions par le chef de l’Etat. C’était aux environs de 9h 15, mardi dernier. Tout s’est passé lors d’une audience au Palais avec le Premier ministre et le désormais ex-ministre de l’Energie. Après une vive discussion sur l’octroi de certains puits, Macky Sall a pris la décision de se séparer du président des Cadres de sa formation politique. Selon certaines indiscrétions,Thierno Alassane Sall a plaidé pour Kosmos dans l’octroi de certains puits. Mais le chef de l’Etat a opté pour que d’autres multinationales gagnent certains lots. Devant l’intransigeance de Thierno Sall, le président de la République a pris la décision de prendre un décret le limogeant.

Aliou Sall défie Macky

Alioune Sall défie Macky et pilonne les faucons tapis à la présidence : « Je n’accepte pas de me défaire devant les comploteurs».  Le maire de la ville de Guédiawaye est entré dans la défiance. Après avoir annoncé son retrait de la course pour les législatives 2017, pour ne pas dit-il, encombrer son frère de président de la République, Aliou s’est remis est revenu sur sa décision. Invité de la Cojer de Guédiawaye, Aliou Sall s’est violemment attaqué aux faucons tapis dans l’ombre de la présidence de la République et qui travaillent pour faire perdre l’Apr à Guédiawaye.

Dans un discours teinté de révolte et de défiance à l’égard du président de l’Alliance pour la République, Macky Sall, le maire de Guédiawaye a prévenu le chef de l’Etat des risques qui pèsent sur l’issue des résultats si jamais il écoutait les oiseaux de mauvaises augures qui ne sont muent que par leurs propres intérêts et non le triomphe du parti pour ces législatives et les présidentielles à venir. Nous n’avons pas le droit à quelques mois de la Présidentielle d’offrir cette ville à des gens qui n’ont autre mérite que de s’opposer. Je ne peux pas imaginer tous les efforts que nous avons fournis ensemble disparaitre, parce ce que quelques individus concoctent des plans et les font passer pour la réalité. C’est inacceptable et je vous demande de ne pas l’accepter. Dès demain vous les entendrez dire qu’Aliou Sall n’a pas respecté la décision du président », a soutenu le maire de la ville de Guédiawaye.

 « Le parti n’est pas composé que de gens qui travaillent pour le Sénégal, il y a des antipatriotes. Il y a des gens mauvais, mon militantisme n’est pas simplement de fermer les yeux sans prêter l’oreille à ce qui se passe à l’intérieur. Nous irons à des élections avec méthode et détermination, et nous sommes sûrs de gagner, mais cela nous ne pouvons le garantir que si le choix des populations est respecté. Au cas contraire nous irons dans ce combat le cœur meurtri » a prévenu Aliou Sall.

Et de poursuivre :  « il y beaucoup de gens qui se disent proches de Macky Sall, ils passent la journée avec lui et le soir ils vont aller voir des gens de l’opposition pour donner des informations fausses. Pour manipuler et donner de l’argent à certains qui se disent de la société civile et qui les poussent à dénigrer Macky Sall et  sa famille. Ces gens n’aiment pas Macky Sall et sa famille. J’avais dit que je ne parlerais pas, mais je suis maintenant dos au mur», s’est-il plaint.

« Quand le Président m’a demandé de retirer ma candidature, je ne l’ai même pas laissé développer. Mais dès le lendemain, quand j’ai entendu ses faucons danser comme de petits diables pour fêter leur victoire, j’ai compris que tout cela n’était que le fait de comploteurs et je n’accepte pas de me défaire devant les comploteurs.  Je demande à tous les responsables de rester vigilants, parce que ces comploteurs se sont encore mobilisés pour placer sur les listes des gens qui sont impopulaires. Je ne l’accepterais pas, et je discuterai avec des gens qui sont dignes pour que la forfaiture ne passe pas. Il est évident que le dernier mot revient au Président, mais s’ils veulent perdre Guédiawaye, ils n’ont qu’à faire ce qu’ils veulent» a laissé entendre Aliou Sall.  Il a par ailleurs demandé aux militants de rester soudés, « l’enjeu c’est l’avenir politique de Guédiawaye, ils veulent sacrifier Guédiawaye », conclu le petit frère du chef de l’Etat.

Aliou Sall, un cas dans la république

Avant le cas Thierno Alassane Sall, il y a le cas Aliou Sall. En effet, au regard de cette défiance de son frère consanguin, Aliou Sall, ne mérite-t-il pas la même sanction que le ministre de l’Energie qui vient d’être relevé de ses fonctions, suite à son désaccord avec le Président de la République.

Si Aliou Sall qui tient des propos déplacés aux proches du chef de l’Etat, sans s’inquiéter, constitue un précédent dangereux. En véritable responsable,  chef d’Etat de surcroit, Macky Sall doit sévir contre son frère. Parce que son attitude fonctionne sans nul doute comme une véritable défiance contre les hommes du chef de l’Etat et contre ce dernier même.

Cet état de fait montre une fois de plus que nous sommes dans un pays à deux vitesses. En ce sens Aliou Sall est un véritable cas pour la république sous Macky Sall.

En sommes, si Wade avait son Karim, Macky Sall à son Aliou.

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