Législatives 2017 ou les élections des frustrés de la République

Les élections législatives de juillet 2017 resteront dans les annales de l’histoire politique du Sénégal pour plusieurs raisons. D’abord, il n’y a pas eu de consensus entre l’opposition et le pouvoir à propos du fichier électoral, ensuite il jamais eu autant de listes pour des Législatives (47 au total), enfin ça râle de presque partout pour protester contre les investitures. A part les indépendants ou les mouvements et partis constitués de gens issus de la société civile, tout le reste n’est finalement pas content de son sort que ce soit au niveau national que dans la diaspora.

A Benno Bokk Yakaar, la colère gronde aussi bien au sein du parti au pouvoir que chez les alliés. Chacun estime avoir été lésé et compte bien le manifester. Dans l’opposition, c’est des accusations de copinage chez certains comme le Parti démocratique sénégalais, chez d’autres comme la Convergence Bokk Gis Gis, les uns fustigent l’absence de concertation en ce qui concerne le compagnonnage avec le PDS pendant que d’autres soupçonnent un tripatouillage des listes.

A JOYYANTI d’Abdoul Mbaye, on s’érige contre des considérations capitalistes quant à la confection des listes. Les jeunes de l’ACT ont tenté de défendre leur mentor mais l’ont encore plus enfoncé, car, ce ne sont pas les personnes qui doivent payer en guise de participation pour la caution mais bien les partis et mouvements alliés. Il a appartient donc à ces derniers de choisir ceux qu’ils souhaitent investir.

A Mankoo, c’est Hélène Tine qui a été frustrée de se retrouver à la place 20e place de la liste. Même chez « Osez l’avenir » d’Aïssata Tall Sall, il y a eu des velléités de protestations contre les investitures. Finalement, l’on se demande comment dans ces conditions le citoyen peut-il aller voter tranquillement. Parce qu’avec tout ce brouhaha, tous les partis se ressemblent même si certains ne veulent pas l’entendre. Ce, alors même que le maître mot pour ces joutes reste : « la rupture ». Eh bien, on semble loin de cette rupture tant chantée par les tenants du pouvoir et maintenant par l’opposition…

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