Interdite d’accès dans la mosquée de liberté 6 Extension : La récidiviste gabonaise menace d…

Trois mois d’emprisonnement ferme. Telle est la peine infligée à la Gabonaise Ebudela Obanla par le juge du tribunal des flagrants délits de Dakar, ce jeudi. Elle est poursuivie pour les délits de séjour irrégulier et de violence et voie de fait au préjudice des fidèles de la mosquée de Liberté 6 Extension.

Jouit-elle de toutes ses facultés mentales ou pas ? En tout cas, Ebudela Obanla est une Gabonaise qui trouble la quiétude des occupants de la mosquée de Liberté 6 extension, où elle a élu domicile. Agée d’une cinquantaine d’années, la mère de trois enfants passe tout son temps, à chanter les « Zikr » du marabout Cheikh Ibrahima Niass dans le lieu de culte.

Et il a suffi que les occupants des lieux lui intiment l’ordre de quitter la mosquée pour que la Gabonaise se déchaine sur eux et profère des menaces de mort à leur encontre en ces termes, « Je vais incendier la Mosquée». Condamnée pour les mêmes faits entre 2010 – 2011 et expulsée du territoire sénégalais, la Gabonaise a encore réussi à poser ses baluchons au pays de la Téranga, avant de rejoindre sa mosquée préférée.

« Vraiment cette Gabonaise à un comportement très suspect. Elle passe du matin au soir dans la mosquée à crier les « Zikr » de Baye Niass. Si, on lui demande de quitter les lieux, elle refuse et nous menace d’incendier le lieu de culte. Elle dort même dans la mosquée. Alors, qu’on ne la connait ni d’Adam, ni d’Eve. On n’est même pas des talibés de Baye Niass. Si je me m’approche d’elle aussi, pour lui demander son problème, elle ne me parle pas », déplore l’un des représentants de la mosquée, Cheikh Nourou Dia, qui s’est constitué partie civile.

Interpellée à la barre, Ebudela Obanla montre tous les signes d’une personne déséquilibrée. « Je ne sais même pas pourquoi je suis ici. Je suis de confession musulmane et un disciple de Baye Niass. On m’a dit que c’est ma mosquée. C’est Cheikh Khalifa qui m’a amenée au Sénégal », s’est-elle limitée à dire, les yeux hagards.

« Elle joue à la folle, elle est bien consciente de ses actes. Parce qu’on l’avait amené chez un psychiatre. Et, ce dernier nous a dit qu’elle ne souffre d’aucun problème. Lorsque je l’ai entendu parler à la barre, je suis étonné. Car, c’est la première fois que j’entends sa voix », déclare l’autre représentant de la mosquée, M. Mbaye.

Aussi l’un des assesseurs de lui poser la question de savoir comment il a fait pour entendre les menaces de mort de la prévenue. « Ce sont les témoins oculaires des faits qui me les ont rapportés. Parce que, le 8 janvier dernier au moment des faits, j’étais absent de la mosquée. Je vous assure que cette dame a un comportement très bizarre. Raison pour laquelle, on a encore porté plainte au niveau du commissariat de Dieuppeul. Elle ne cesse de dire : je vais incendier la mosquée », a-t-il avancé.

Prenant la parole, le conseil de la partie civile a demandé au juge de déclarer la prévenue coupable des faits de menace de mort et de séjour irrégulier qui lui sont reprochés. « C’est la troisième fois qu’elle comparait pour les mêmes faits. Et, je ne pense pas qu’on doit les banaliser. Elle vient de la sous-région. Elle peut à tout moment exécuter ses menaces. Parce que personne ne la connait ici. Et l’Etat du Sénégal a une grande responsabilité là-dessus », relève la robe noire.

Il sera suivi par le représentant de Ministère public, qui a demandé l’application de la loi.

Rendant son verdict, le juge a condamné la récidiviste à trois d’emprisonnement ferme pour séjour irrégulier et violence et voie de fait.

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