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Exclusif : Le cerveau de la mutinerie de Rebeuss arrêté pour…

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Le détenu Amdy Moustapha Barry est dans de sales draps. Pensionnaire du Camp Pénal de liberté 6 avec une condamnation aux travaux forcés à perpétuité, il vient d’être à nouveau déféré au parquet avec un autre détenu, Diouldé Bâ, qui venait tout juste de terminer de purger 10 ans de prison pour trafic international de drogue.

Ils ont été placés à nouveau sous mandat de dépôt et devront faire face, la semaine prochaine, au tribunal des flagrants délits de Dakar pour s’expliquer sur les faits  nouveaux qui leur valent une autre arrestation.

Diouldé Ba a été intercepté, au moment des formalités pour son élargissement, avec une bouteille dans laquelle était cachée une lettre rédigée par Amdy Moustapha Barry et destinée à l’ex-détenu, Ibrahima Sall, président de l’Association pour le soutien et la réinsertion sociale des détenus (Asred). Une lettre dont le contenu très virulent à l’égard de l’administration pénitentiaire, selon des sources de Igfm établies à l’administration pénitentiaire, confirme qu’il est l’auteur des incessantes incitations à la révolte des détenus dont il était soupçonné depuis longtemps.

Cerveau de la mutinerie de Rebeuss

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En effet, lors de la mutinerie de Rebeuss, le 20 septembre 2016, Amdy Moustapha Barry a été cité parmi les organisateurs. C’était avant son jugement. En février 2017, il a été déclaré coupable de meurtre par la Chambre criminelle du tribunal de grande instance de Dakar et condamné à la prison à perpétuité. Il doit payer à la famille de sa victime 50 millions de dommages et intérêts. Transféré à Liberté 6, il était également considéré comme l’organisateur de la grève de la faim qui a secoué le Camp pénal au mois de février 2018. Aussi était-il soupçonné d’être celui qui transmettait de fausses informations à l’ex-détenu, Ibrahima Sall, président de l’Association pour le soutien et la réinsertion sociale des détenus (Asred). C’est dire qu’il était dans le collimateur de l’administration pénitentiaire depuis longtemps.

Lorsque Diouldé Bâ devait sortir donc, les agents préposés à la fouille ont remarqué un objet à l’intérieur de la bouteille qu’il gardait par devers lui. C’est alors que la lettre, soigneusement enveloppée, a été retrouvée. Amdy Moustapha Barry, condamné pour meurtre, s’est ainsi attiré d’autres soucis et a entraîné dans son tourment un autre codétenu qui devait humer l’air pure de la liberté.

Condamné aux travaux forces à perpétuité pour meurtre

Amdy Moustapha Barry a la réputation de quelqu’un de belliqueux. C’est d’ailleurs ce qui lui a valu son incarcération. Il avait été arrêté, le samedi 30 juillet 2011, lorsqu’un appel téléphonique a informé la police de Dieuppeul qu’une personne du nom d’Alassane Keïta a été poignardé à Castors par un certain Amdy Moustapha Barry. Le présumé meurtrier, aîné d’un adolescent qui avait été bastonné par ses amis, a vu rouge et a voulu venger son frère. Il s’était alors rendu chez le jeune Alassane Keïta qui avait blessé son cadet pour lui régler son compte. Une fois à la maison familiale, il a convaincu la maman du jeune garçon d’autoriser son enfant à l’accompagner chez lui pour une réconciliation. Confiante, la maman a donné son aval. M. Barry l’a alors entraîné dans un terrain vague sis à Derklé et lui a assené 7 coups de couteau. Evacué à l’Hôpital général de Grand-Yoff, l’adolescent a fini par succomber à ses blessures. Il avait été mortellement atteint au bas-ventre, au ventre et à la cuisse. Après avoir commis son forfait, l’accusé avait pris la fuite avec l’arme du crime. Seynabou Fall, la maman du défunt, apprendra plus tard le meurtre de son fils cadet.
Source: IGFM

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