Elle accouche et tue son nouveau-né dans un seau d’eau : Murielle Dadou Ndione risque 10 ans de prison –
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Elle accouche et tue son nouveau-né dans un seau d’eau : Murielle Dadou Ndione risque 10 ans de prison

Elle accouche et tue son nouveau-né dans un seau d’eau : Murielle Dadou Ndione risque 10 ans de prison

Dix ans d’emprisonnement ferme. C’est la peine requise contre Murielle Dadou Ndione, jugée hier à la Chambre criminelle de Dakar pour infanticide. Elle sera fixée sur son sort le 19 juin prochain.

C’est de la façon la plus cruelle que Murielle Dadou Ndione se serait séparée de son nouveau-né le 5 mai 2013. Selon l’accusation, à la suite d’une grossesse qu’elle avait cachée à tout son entourage, la vingtaine a quitté sa ville natale de Thiès pour venir se réfugier à Rufisque chez le nommé I. Diouf, ami de son frère. Après avoir donné naissance en catimini à un bébé de sexe masculin de 3 kg, la jeune dame élève au moment des faits l’a plongé dans un seau de 10 litres rempli d’eau.

Mais malheureusement pour elle, un de ses voisins du nom Ch. I. Diagne va filer l’information aux éléments du commissariat urbain de Rufisque.

Le transport effectué sur les lieux par ces derniers, avaient permis de retrouver Murielle couchée dans la chambre se tordant de douleur, ses habits tachés de sang ainsi que les lieux. Aussi, le corps sans vie du bébé a été retrouvé par les enquêteurs flottant dans la mare d’eau la tête en bas et le postérieur vers le haut.

Après évacuation auprès des blouses blanches, l’homme de l’art révèle que le bébé est né à terme, sans malformation. Mais il présentait des lésions traumatiques sous forme de fracture du rachis cervical et d’hémorragie cérébro-méningé.

Entendue, la mise en cause soutient qu’elle n’avait aucunement l’intention de tuer son bébé. Elle l’avait gardé dans le seau dans le but de le confier à un orphelinat une fois rétablie, vu qu’elle avait caché sa grossesse même au père de l’enfant. Et c’est au mois de septembre 2012 qu’elle avait eu la confirmation de sa grossesse de « honte », avant de quitter le domicile de ses parents à Thiès.

Attraite mercredi dernier devant la Chambre criminelle de Dakar après cinq ans derrière les barreaux, la prévenue adopte dans un premier temps le système de défense de la dénégation, avant de passer aux aveux. Le ministère public a requis dix ans d’emprisonnement ferme contre elle.

La défense a plaidé une application bienveillante de la loi.

Délibéré le 19 juin prochain.

KADY FATY Leral

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