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condamnée à 20 ans de prison, dont 2 ans ferme, pour avoir retiré son hijab en public



Même si personne ne s’attendait à ce que la justice iranienne fasse montre de clémence, la peine prononcée à l’encontre de Shapark Shajarizadeh surprend toutefois par son extrême sévérité et sa nature totalement disproportionnée par rapport au «crime» qui lui est reproché.

Dans le collimateur des autorités de son pays pour avoir protesté contre le port obligatoire du hijab en retirant le sien au vu et au su de tous, au cours d’une manifestation qui a eu lieu en décembre dernier, cette citoyenne iranienne de 42 ans paye aujourd’hui le prix fort de son audace contestataire : elle vient d’être en effet condamnée à 20 ans de prison, dont deux ans d’emprisonnement ferme et 18 ans de sursis probatoire.

C’est en pure perte qu’elle avait agité un drapeau blanc, symbolisant la « paix dans l’espace public », lors de son périlleux coup d’éclat, puisqu’elle fut immédiatement interpellée et menottée, et plus grave encore, « battue et torturée après son arrestation », ainsi que l’avait dénoncé son avocat dans un entretien au journal britannique The Independent. Ce dernier croupit depuis en prison.

Libérée sous caution en avril et alors qu’un verdict sans appel vient de tomber sur elle comme un couperet, on ignore pour l’heure ce qu’il est advenu de Shapark Shajarizadeh.

Ce que l’on sait mieux en revanche, c’est qu’elle a le redoutable privilège d’avoir été logée à la même enseigne que la trentaine de femmes iraniennes insoumises et entrées, comme elle, en rébellion contre l’obligation de sortir la tête couverte.

Oumma.com



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