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Carême : 40 jours de jeûne, de prière et de partage

Carême : 40 jours de jeûne, de prière et de partage
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Le  Carême commence ce 14 févier par l’imposition des cendres sur le front des fidèles, et finira le samedi 31 mars. Durant  cette  période de 40 jours, sauf  les dimanches,  les  croyants vivront des moments d’abstinence, de prière et de partage.   

Ce « mercredi des cendres » marque le début du Carême pour l’Eglise  Catholique à travers le monde. En effet, la formule de l’imposition des cendres sur le front des fidèles dit ceci : « Souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras poussière ». Ainsi, chaque année, avant le carême, la Conférence Episcopale des évêques du Cap Vert, de la Guinée-Bissau, de la Mauritanie et du Sénégal, publie un petit livret qui rappelle les mandements du carême.

Tout chrétien âgé de 18 à 59 ans accomplis, est dans l’obligation de jeûner

On peut  retenir ceci : « Conformément au Code de Droit Canonique, doivent observer le jeûne tous les chrétiens âgés de 18 ans à 59 ans accomplis. Le jeûne chrétien consiste à ne faire qu’un repas dans la journée, le matin, à midi ou le soir, au choix. On peut prendre une légère nourriture à la place des repas supprimés. Il est obligatoire  de  jeûner le Mercredi des Cendres et le Vendredi Saint. Toutefois, l’Eglise loue et encourage l’effort de jeûner pendant tout le temps de Carême.

Entre le Mercredi des Cendres et le Vendredi saint, l’abstinence est obligatoire pour tous les fidèles âgés de 14 ans révolus et plus : abstinence de viande le Mercredi des Cendres, les Vendredis de Carême et tous les autres Vendredis de l’année, à moins qu’ils ne coïncident avec une fête solennelle ; l’abstinence de boissons alcoolisées, de tabac et de friandises tous les vendredis de Carême ; l’abstinence des réjouissances profanes et purement mondaines… ».

Le jeûne pour expérimenter ceux qui connaissent les affres quotidiennes de la faim

Dans un extrait de son message pour le Carême 2018,  le Pape François a indiqué que le jeûne réduit la force de ‘’notre‘’ violence, il ‘’nous‘’ désarme et devient une grande occasion de croissance. « D’une part, il nous permet d’expérimenter ce qu’éprouvent tous ceux qui manquent même du strict nécessaire et connaissent les affres quotidiennes de la faim ; d’autre part, il représente la condition de notre âme, affamée de bonté et assoiffée de la vie de Dieu », a-t-il souligné.

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A l’en croire, le jeûne ‘’nous‘’ réveille, ‘’nous’’ rend plus attentifs à Dieu et au prochain, il réveille la volonté d’obéir à Dieu, qui seul rassasie notre faim. « Si nous constatons en nous-mêmes ou autour de nous les signes que nous venons de décrire, c’est que l’Église, notre mère et notre éducatrice, nous offre pendant ce temps du Carême, avec le remède parfois amer de la vérité, le doux remède de la prière, de l’aumône et du jeûne », a soutenu le souverain pontife.

En consacrant plus de temps à la prière, « nous permettons à notre cœur de découvrir les mensonges secrets par lesquels nous nous trompons nous-mêmes, afin de rechercher enfin la consolation en Dieu. Il est notre Père et il veut nous donner la vie », a-t-iil révélé. A cette occasion, il a invité tout particulièrement les membres de l’Église à entreprendre avec zèle ce chemin du carême, soutenus par l’aumône, le jeûne et la prière. « S’il nous semble parfois que la charité s’éteint dans de nombreux cœurs, cela ne peut arriver dans le cœur de Dieu !

Il nous offre toujours de nouvelles occasions pour que nous puissions recommencer à aimer », a laissé entendre le Pape François. Pour lui, l’initiative des « 24 heures pour le Seigneur » invite à la  célébration du sacrement de réconciliation pendant l’adoration eucharistique. Cette dernière sera également cette année encore une occasion propice.  En 2018,  dira-t-il, elle se déroulera les vendredi 9 et samedi 10 mars, s’inspirant des paroles du Psaume 130 : « Près de toi se trouve le pardon » (Ps 130, 4). Dans tous les diocèses, il y aura au moins une église ouverte pendant 24 heures qui offrira la possibilité de l’adoration eucharistique et de la confession sacramentelle.

Historique sur le Carême

Le mot carême vient du latin Quadragesima (dies) « Quarantième jour » (avant Pâques). Le carême est une période de pénitence, de jeûne et d’aumône qui dure pendant les 40 jours qui précèdent la Pâques. Les dimanches n’étant pas jeûnés dans la religion catholique, le carême commence donc 46 jours avant Pâques (40 jours + 6 dimanches).

Cette durée rappelle les 40 jours de Jésus au désert où il se retira afin de prier et méditer durant 40 jours. Aux 2e et 3e siècles, le carême était peu observé par les chrétiens et la durée du jeûne n’était pas fixée par l’Église. Mais un jeûne de deux jours préparait à Pâques.

Saint Justin de Naplouse (+165) écrit que les catéchumènes « sont instruits à prier et à implorer de Dieu, en jeûnant, la rémission de tous péchés passés, tandis que nous prions et jeûnons avec eux ». Vers 195, l’évêque de Lyon saint Irénée adressa au Pape Victor 1er (+199) une lettre indiquant qu’un jeûne obligatoire était observé par les chrétiens les vendredis et samedi saints, afin de commémorer le départ de leur Époux, le Christ. Ainsi, le carême devient une habitude au IVe siècle, entre 300 et 325, du fait de la préparation des catéchumènes au baptême, comme un appel à la solidarité et à la compassion, à la prière et au jeûne. L’Histoire ecclésiastique (324) d’Eusèbe de Césarée (265-340) atteste de nombreuses pratiques observées pour le jeûne de Pâques.

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