« Elle aurait du mal à "faire ça" à son mari » –
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« Elle aurait du mal à « faire ça » à son mari »

« Elle aurait du mal à "faire ça" à son mari »

Anne me rappelle ma femme, décédée il y a huit ans. La même fantaisie, la même obstination et… le même côté enfant gâtée. Est-ce qu’on tombe toujours amoureux des mêmes femmes ? J’en arrive à le croire. Celles qu’on appelle les « chieuses », et qu’on n’arrive pas à quitter. 

Avec Anne, le ton a très vite été donné, et son comportement m’a amusé, agacé et séduit. Avec cette impression, très troublante, d’être à la fois en terrain connu et étranger. Physiquement, Anne m’a tout de suite attiré. Elle me dit que ça a été pareil de son côté. En trois jours, nous étions amants. Entre nous, ça a été explosif. Elle m’a dit qu’elle n’avait jamais connu cette intensité dans le plaisir, cette impression de plénitude en faisant l’amour. Bizarrement, au lieu de me flatter, cet aveu m’a mis mal à l’aise, comme si les rôles étaient inversés.

 »Elle est dans une situation où elle a le beurre et l’argent du beurre »
Tout de suite elle m’a parlé de son cancer du sein et du dévouement de son mari. Le problème, c’est que la petite histoire d’été a continué quand nous sommes rentrés à Paris. Et continue encore. Nous nous voyons à l’heure du déjeuner et le mercredi toute la journée… et une fois sur deux, nous nous disputons. Elle dit qu’elle veut refaire sa vie avec moi, mais qu’elle aurait du mal à « faire ça » à son mari. Deux ans à ce régime, c’est long.

Surtout que je vis ça, seul dans mon coin. Pas question d’en parler à ma sœur ni à mes amis : ils diraient qu’Anne est égoïste et profiteuse, et je n’ai pas envie d’entendre parler d’elle comme ça. Même si je sais qu’elle est dans une situation où elle a le beurre et l’argent du beurre.

Et puis il y a le côté matériel : avec son mari, elle vit dans le luxe, et je pense qu’elle n’est pas prête à faire marche arrière à ce niveau-là. Les restos que je lui offre, les cadeaux, tout ça a un côté minable en comparaison de son train de vie. Je me rends compte que je ne supporterai pas longtemps encore cette situation. Même si, c’est sûr, je vais à nouveau souffrir. Mais c’est sans doute le prix à payer pour retrouver la paix, et de la dignité.

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